Célébrations du 30ème anniversaire de la Révolution de velours

Le 17 novembre 1989, une manifestation pacifique qui rassemble 15 000 étudiants à Prague est réprimée par la police anti-émeutes. Cette répression n’intimidera aucunement la population qui se rassemblera encore plus nombreuse les jours suivants. Cet élan national motivé par le désir de liberté, de démocratie, de justice sociale, et d’Etat de droit, finira par entraîner la chute du régime communiste.

A l’occasion du 30ème anniversaire de la Révolution « de velours », de nombreux événements (commémorations, conférences, débats, expositions, concerts, …) sont organisés en Slovaquie et en République tchèque, notamment par le « Klub 89 », qui regroupe les principaux acteurs slovaques de la révolution (Kňažko, Budaj, Snopko, …) et dont l’engagement civique est soutenu par l’Ambassade de France et l’Institut français de Slovaquie.

Jeudi 14 novembre a été inaugurée au château de Bratislava une très intéressante exposition intitulée "N89 Cesta k slobode" (Novembre 89 Chemin vers la liberté). S. Exc. M. Christophe Léonzi, Ambassadeur de France, a participé au vernissage.

Dimanche 17 novembre, les chefs d’Etat et de gouvernement tchèques et slovaques se retrouveront dans la matinée à Prague (Musée national et déjeuner) et dans l‘après-midi à Bratislava (cérémonie de recueillement à la Porte de la liberté à Devin et concert au nouveau théâtre national).

La Révolution « de velours » (en tchèque : sametová revoluce) ou Révolution « douce » (en slovaque : nežná revolúcia), se déroula en Tchécoslovaquie du 16 novembre au 29 décembre 1989.

En voici les dates clés :
-  Les événements débutent le 16 novembre 1989 avec une manifestation pacifique d’étudiants à Bratislava.
-  Le lendemain, 17 novembre, une autre manifestation qui rassemble 15 000 étudiants à Prague est réprimée par la police anti-émeutes, entraînant à son tour une série de manifestations populaires dans les jours qui suivront regroupant jusqu’à 500 000 personnes.
-  Le 21 novembre, le primat catholique du pays, Mgr František Tomášek sort de sa réserve en accordant son soutien aux manifestants.
-  Le 25 novembre le nombre des manifestants atteint 800 000.
-  Le 27 novembre, une grève générale paralyse le pays durant deux heures. Dans le contexte de la chute des régimes communistes en Europe et des manifestations grandissantes, le Parti unique annonce le 28 novembre qu’il abandonne le pouvoir et demande à l’Assemblée fédérale d’abolir l’article de la Constitution qui lui attribue le rôle dirigeant dans la société et l’État. De jure comme de facto, cela autorise la création d’autres partis politiques et des élections à candidats multiples.
-  Les fils de fer barbelés et électrifiés sont retirés des frontières ouest-allemande et autrichienne le 5 décembre 1989.
-  Le 10 décembre, le président communiste Gustáv Husák doit accepter le premier gouvernement largement non-communiste depuis 1948, et démissionne, réalisant qu’il ne peut plus compter sur l’aide de l’Union soviétique, engagée dans la glasnost et la perestroïka.
-  Le « père » du socialisme à visage humain de 1968, le Slovaque Alexander Dubček, est élu président de l’Assemblée fédérale le 28 décembre, et Václav Havel président de République tchécoslovaque le 29 décembre 1989.

Dernière modification : 15/11/2019

Haut de page